mardi 28 décembre 2010

Dollie, la brebis clonée est bien vivante.


Dolly est toujours vivante, vivante, vivante, vivante

http://www.20minutes.fr/article/633475/high-tech-dolly-toujours-vivan...

Publié le 3 décembre 2010.

En 1996, Dolly la brebis avait fait la une de tous les journaux: c’était
le premier mammifère cloné a partir d’une cellule adulte.

Disparue en 2002, Dolly est pourtant toujours vivante de nos jours. Car
voyez-vous, un scientifique en a réalisé quatre copies en douce il y a
quelques années.

C’est au cours de l’année 2006 que le professeur Keith Campbell de
l’université de Nottingham a décongelé le tissu de glande mammaire
utilisé pour créer la Dolly originale afin d’en réaliser quatre copies
parfaites.

L’existence de ces Dolly supplémentaires est restée relativement
discrete jusqu’a récemment: le professeur y a fait référence lors d’une
conférence sur le clonage animal au Parlement Européen: “Dolly est
vivante et se porte bien” a-t-il déclaré, ajoutant “génétiquement ce
sont des Dolly.”

En réalité, elles seraient meme meilleures que Dolly. L’originale a vécu
seulement six ans et souffrait d’une maladie pulmonaire et d’arthrite.
Les nouvelles Dolly déja âgées de quatre ans ne montrent toujours pas de
signes de ces problèmes de santé. Le processus de clonage a également
été plus facile a mener a bien: s’il un seul des 277 œufs avait survécu
pour donner naissance a la Dolly originale, cinq embryons ont suffi a
produire ces quatre nouvelles Dolly. Le clonage industriel semble donc a
portée d’éprouvette. [Daily Mail]

Commentaires du Dr P.Perroud
Les techniques de clonage sont en train de s'améliorer de jour en jour. Il n'est pas loin le temps ou il sera utilise d'une manière routinière pour obtenir les animaux dont les fermes de demain auront besoin.
Mais il restera toujours a l'éleveur la tache de mettre en valeur ce patrimoine génétique. N'oublions pas la vérité suivante: moitie génome, moitie milieu. Et le milieu, c'est le travail de l'éleveur.

dimanche 30 mai 2010

Est-ce la fin de l'élevage ?


Jusquaujourd'hui et cela depuis plus de 2000 ans ( "
De re rustica" de Marcus Terentius Varro) les éleveurs se sont basés sur l'observation de la descendance pour trouver le chemin de l'amélioration génétique. Testage de la descendance pour trouver les meilleurs géniteurs qui seront employés en monte naturelle et ensuite  insémination artificielle pour la diffusion a grande echelle . Puis on se lança dans le transfert d'embryons pour utiliser les qualités des animaux femelles. Enfin vint le clonage qui reste une technique difficile mais qui est porteuse de grands espoirs.
Aujourd'hui, c'est est un grand jour dans l'histoire de la génétique. Le biologiste Craig Venter et son équipe sont arrivés à recréer de toutes pièces le génome du
Mycoplasma mycoides (bactérie responsable d'une maladie respiratoire bovine) et l'on fait se multiplier. Cette technique ouvre les possibilités les plus folles et les plus audacieuses.

Tout le monde sait que le génome détermine un être vivant, c'est le fameux code génétique. Jusquaujourd'hui, nous avions découvert les fameuses lettres du code. Maintenant Craig Venter a réussi à faire des mots avec les lettres et à les faire se multiplier à l'intérieur d'un organisme vivant. Il nous promet déjà des bactéries pouvant produire du pétrole ou pouvant capter le CO2. Mais cela n'est qu'un début. Nous allons pouvoir écrire avec ces lettres et en faire des mots et des ouvrages. De à créer de nouvelles espèces et de nouveaux animaux, il n'y a qu'un pas qui sera franchi un jour ou l'autre.

Bientôt l'éleveur pourra commander la vache ou l'animal qui lui fournira la production adaptée à son exploitation. Ce sera du lait, de la viande ou autre chose...

Mais une chose va rester. Animal conventionnel ou animal au génome synthétique créé par l'homme, il aura toujours besoin d'une personne attentive pour assurer son développement. L'oeil de l'éleveur. Il ne faut jamais oublier que le génome est une partie de l'expression de la vie. L'autre tout aussi importante est l'influence du milieu. Et c'est que le génie de l'éleveur pourra toujours s'exprimer.


Commentaire du Dr. Mehran Sam, PhD concernant cette importante découverte.

Nous avons maintenant la preuve scientifique définitive que la vie peut être conçue intelligemment et créée en laboratoire. C'est une magnifique réalisation, et la preuve définitive de l'idée de conception intelligente (en anglais : intelligent design). Par contre, cela fait 150 ans qu'il manque aux évolutionnistes la moindre preuve scientifique que des formes de vie nouvelles peuvent être engendrées par la sélection naturelle. De plus en plus de biologistes vont se retourner contre l'évolution, et suivre la voie de la conception intelligente. La vie est un miracle, et tous les miracles sont scientifiques.



jeudi 15 avril 2010

Autosuffisance alimentaire des pays pauvres

Bill Clinton reconnait avoir fait des erreurs
Bill Clinton reconnait avoir détruit l'agriculture Haïtienne par sa
politique économique


http://www.planetpositive.org/v3/index.php?option=com_content&task=view&id=5843&\
Itemid=2


Ce n'est pas tous les jours que nos dirigeants reconnaissent leurs
erreurs, surtout les plus criantes. Le 10 mars 2010, devant le comité
du Sénat pour les Relations Internationales
(http://foreign.senate.gov/hearings/hearing/20100310_2/) , Bill
CLINTON a publiquement reconnu son erreur pour la politique de libre
échange qu'il a imposé et qui a détruit la production du riz d’Haïti.
J'ai vraiment envie de célébrer cette belle prise de conscience,
tardive mais réelle, qui je pense va ébranler un peu plus notre
système économique dans ce qu'il a de plus morbide.

Au milieu des années 90, Bill Clinton a encouragé le pays appauvri à
couper nettement des tarifs douaniers sur le riz importé des
États-Unis. Voici ce qu'il dit en 2010 :

"It may have been good for some of my farmers in Arkansas, but it has
not worked. It was a mistake, I had to live everyday with the
consequences of the loss of capacity to produce a rice crop in Haiti
to feed those people because of what I did; nobody else."

" Ceci peut avoir été bon pour certains de mes fermiers en Arkansas,
mais cela n'a pas fonctionné. C'était une erreur. Je vis tous les
jours avec les conséquences de cette perte de capacité d'auto-produire
une récolte de riz en Haïti pour alimenter ces gens en raison de ce
que j’ai personnellement introduit ; moi et personne d'autre. "

Enfin, en conclusion de cette partie de discours, sur le thème de la
"Santé Globale", Bill Clinton a ajouté :
"Tout ce que nous pouvons faire pour soutenir la capacité
d'auto-suffisance agricole va renforcer les initiatives de santé."

Vous pouvez écouter ces paroles sur [entre 58:40 et 60:17] (le
discours n'est pas transcrit sur le site du Sénat étazunien)
http://www.senate.gov/fplayers/CommPlayer/commFlashPlayer.cfm?fn=foreign031010&s\
t=435


Clinton a répété des propos similaires lors de sa visite en Haïti 10
jours plus tard.

Cette info à fait l'objet d'articles aux Etazunis :
http://globalpoverty.change.org/blog/view/what_bill_clintons_mea_culpa_should_me\
an

en Belgique :
http://www.lalibre.be/actu/international/article/570693/le-seisme-qui-a-ravage-h\
aiti-pourrait-etre-une-chance-pour-l-agriculture-de-l-ile.html


Elle semble avoir été très peu relayée en France. J'ai trouvé un
article dans le NouvelObs : "Le séisme qui a ravagé Haïti pourrait
être une chance pour l'agriculture de l'île"
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100321.FAP5367/le-seisme-qui-a-\
ravage-haiti-pourrait-etre-une-chance-pour-l-agriculture-de-l-ile.html


Je crois qu'il serait utile que nous relayions nous-même ces
informations ! A vous de jouer si vous partagez ce point de vue ;-)

Isabelle Pousegur


dimanche 8 février 2009

Succès des cours d'insémination pour éleveurs


182 élèves satisfaits en trois ans

182 maîtres agriculteurs qui inséminent eux-mêmes leurs propres vaches. C'est un grand succès pour les cours mis sur pied par le Dr Pierre Perroud et ABC Genetics.
Qelles sont les motivations des éleveurs?
Tout d'abord, ils veulent comprendre comment fonctionnent leurs vaches. Ils veulent en savoir plus sur le cycle sexuel, ils veulent comprendre pourquoi ils ont des problèmes de fertilité. Ensuite ils veulent être indépendants quant à l'acte d'insémination. Ils veulent inséminer au bon moment avec le taureau de leur choix. Ils veulent aussi se responsabiliser et choisir eux-mêmes les taureaux qui correspondent le mieux à leur but d' élevage et non laisser ce choix à une personne externe à leur exploitation et qui est souvent surchargée de travail durant la saison de monte.
Enfin ils veulent économiser de l'argent au moment où leur matière première est toujours plus dévalorisée.
Tous les élèves sont agréablement surpris avec quelle facilité ils apprennent les gestes nécessaires à cette technique. Après l'étude de l'anatomie trois jours intensifs d'exercices pratiques suffisent.

Les prochaines cessions de cours auront lieu en novembre 2009.
Pour plus de renseignements veuillez consulter le site:
http://www.embrygen.eu

dimanche 1 février 2009

Les vaches qui portent un nom sont plus heureuses et donnent plus de lait.

Newcastle, Angleterre -

Une équipe de la Newcastle University's School
of Agriculture

a découvert qu'une "approche plus personnelle" des vaches
augmenterait leur production de lait de 280 litres par an.

L'étude a mis au jour que les fermiers qui avaient donné des noms à
leurs vaches avaient plus de lait que les 54% de personnes qui n'ont pas
prénommé leur bétail.

"Notre étude montre ce que les fermiers attentifs ont compris depuis
longtemps. Les fermiers voient leurs vaches comme des être intelligents,
capables de diverses émotions," explique le Dr Catherine Douglas de
l'université de Newcastle. "Passer du temps à apprendre à connaître les
animaux individuellement et leur donner un nom ne coûte pas plus cher au
fermier mais augmente de façon significative la quantité de lait."

jeudi 16 octobre 2008

Créez votre site internet "www.mon exploitation.ws" !

Quel éleveur de bétail performant ne voudrait-il pas créer son propre site internet pour présenter sa ferme, ses animaux d'élite ou ses produits spécifiques? Beaucoup le voudraient mais peu y parviennent. Pourquoi?
Les ressources de l’informatique semblent encore réservées à quelques initiés ou à quelques éleveurs fortunés qui peuvent se payer les services d’informaticiens professionnels ainsi que l’hébergement de leur site auprès de compagnies relativement onéreuses.
Il y a peu de temps, j’ai découvert les noms de domaines se terminant par .ws de la société GDI (Global Domains International). C’est une société qui met à la disposition de quiconque un nom de domaine et son hébergement pour le prix de 10 U$ par mois. On peut créer dix adresses mail du type suivant : « votre nom@nom de votre exploitation ». Cela fait beaucoup plus professionnel que « votre nom@bluewin.ch ». Dans le paquet est aussi offert un programme pour créer vous-même votre site et lui apporter les modifications usuelles, tous les jours si vous le désirez et cela gratuitement, sans payer les services d'un professionnel.
Mais le plus intéressant est que si vous recommandez ce pack à d’autres personnes, vous allez toucher le 10% de sa cotisation mensuelle. Et cela sur 5 niveaux. Ainsi rapidement vous arrivez à 10 filleuls et votre site ne vous coûte plus rien. Mieux, au bout de quelques temps vous allez même gagner de l’argent et cela tous les mois de l’année. C'est un peu comme une rente à vie.
Pour obtenir plus de renseignements sur cette opportunité, vous pouvez cliquez sur le lien suivant :
Nom de domaines GDI
Bonne découverte et à bientôt.

N’oubliez pas que les cours d’inséminations pour éleveurs commencent bientôt.
Pour tous renseignements :
Cours d'insémination pour éleveurs
Dr Pierre Perroud



vendredi 5 septembre 2008

Faut-il avoir peur des changements climatiques?



Pont détruit lors des innondations de l'été 2008 à Marginea (Nord Est de la Roumanie)

Aujourd’hui les médias (dont le pouvoir politique est indéniable), installent une peur au niveau planétaire concernant le réchauffement général de la planète et les changements climatiques. Selon ces médias qui reflètent l’opinion de la plupart des gouvernements, ce réchauffement serait dû à l’augmentation des gaz à effet de serre rejetés dans l’atmosphère et en particulier au CO2 selon le diagramme suivant :
Augmentation de l’activité industrielle →augmentation du dégagement de CO2→dérèglement du climat.
Mais il y a là un grand problème. Il n’est pas du tout prouvé que ce soit le CO2 qui provoque ce réchauffement. Ce serait plutôt l’augmentation de la vapeur d’eau dans l’atmosphère et l’augmentation de CO2 en serait une conséquence et non pas une cause. Voir la vidéo suivante :
Video
Donc on distille une peur sur une incertitude scientifique.
Dans ce contexte, il faudrait aussi remettre l’église au milieu du village et ne pas oublier que la majeure partie du plateau suisse fut, il y a bien longtemps (-15.000 ans), recouverte de glaces. Pensons tout simplement aux blocs erratiques qui faisaient partie de nos leçons d’histoire de l’école primaire.
Pour faire fondre cette glace, il a bien fallu un important réchauffement climatique. Et celui-ci ne fut sûrement pas provoqué par une activité industrielle. S’il n’y avait pas eu ce réchauffement, dont on ne connaît pas la cause, je ne serais pas là pour vous en parler.
Bien sûr je ne nie pas l’évidence et il est vrai que les glaciers reculent et que l’épaisseur de la glace polaire diminue. Mais cela a déjà commencé au début du 17ème siècle après la petite ère glacière qui a particulièrement éprouvé la fin du règne de Louis XIV, donc bien avant notre ère industrielle.
Ce recul des glaces est-il aussi dramatique qu’on veut bien nous le faire croire ? Je n’en suis pas certain et aucune étude sérieuse ne peut nous le prouver. Et si dans 50 ou 100 ans nous avions de nouveau une nouvelle ère glacière ? Ne serais-ce pas plus inquiétant ? Dans l’histoire de l’humanité, chaque période chaude coïncide avec un âge d’or de la civilisation. Et chaque période froide avec une ère de famine et de conflits.
Pour terminer, il faudrait peut-être se poser la question suivante : à qui profite cette psychose que l’on veut à tout prix introduire dans nos populations ? Je serais tenté de dire, à qui profite le crime. A tout pouvoir qui s’assoit sur la crainte et la psychose. Au nom de la protection de la population on va faire les pires entorses aux libertés individuelles …


vendredi 22 août 2008

Inséminer ses propres vaches

exercices lors des cours

C’est à partir de 1960 que l’insémination artificielle bovine prend vraiment son essor au moment où l’on a pu, au moyen de l’azote liquide (-196°C), conserver indéfiniment la semence de tous les animaux domestiques.

A cette époque-là, l’acte d’inséminer les vaches était réservé aux seuls médecins vétérinaires. Mais l’extension de la technique fut telle que rapidement l’on a du former des techniciens inséminateurs qui devaient suivre de longs mois de stage pour se familiariser avec cette nouvelle technique.

Par contre, aux USA, qui ont toujours 10 à 15 ans d’avance sur l’Europe, les éleveurs eux-mêmes pouvaient déjà inséminer leurs vaches. Le protectionnisme professionnel n’a pas dans ce grand pays le même pouvoir qu’en Europe. Les centres d’insémination artificielle bovine proposaient déjà aux éleveurs des cours de formation en trois jours.
Ensuite, c’est seulement au début des années 90 que les premiers cours pour éleveurs furent proposés en Europe. Au début, le succès fut relativement modeste. Toutes sortes d’idées circulaient. Comment apprendre en trois jours une technique qui est enseignée pendant plusieurs mois aux techniciens inséminateurs ? Chacun voulait garder ses privilèges. 

Mais peu à peu l’idée fit son chemin et aujourd’hui la tendance est irréversible. Toujours plus d’éleveurs s’inscrivent pour suivre des cours qui sont , en Suisse, dispensés sur cinq jours par des écoles autorisées. En France, depuis peu, c’est encore plus libre ; il n’y a ni examen, ni cours officiels. Chaque éleveur a le droit d’inséminer ses propres vaches.

En Suisse, une école a particulièrement le vent en poupe, c’est celle du Dr Pierre Perroud et Jean-Louis Schrago, surtout que maintenant, les cours sont aussi donnés en allemand. Vous pouvez trouver tous les détails concernant ces cours en visitant le site

http://www.embrygen.eu

En outre, le Dr Pierre Perroud écrit des newsletters qui sont particulièrement destinées aux éleveurs qui ont suivi ses cours d’IA et ceux qui veulent en savoir plus sur la fertilité de leurs troupeaux.

jeudi 29 mai 2008

Grève des livraisons de lait

Les cuves sont vides!!!


Aujourd’hui, c’est un grand jour pour les éleveurs et producteurs de laits. C’est le moment de montrer sa solidarité. Comme vous le savez sûrement, aujourd’hui 29 mai 2008 et demain 30 mai sont jours de grève des livraisons de lait. Pour obtenir des résultats tangibles, il est indispensable que tous les éleveurs et producteurs de lait participent à ce mouvement.
Chers amis éleveurs, vous avez ce blog à votre disposition pour lancer des actions, pour rassembler vos troupes, pour motiver vos gens. Je me ferai un plaisir de recevoir vos écrits et de les publier dans ce blog ou encore dans le site www.embrygen.eu qui pourrait ouvrir une page pour la circonstance. J’attends vos réactions.
Dr Pierre Perroud

dimanche 25 mai 2008

Lait de brebis

Salle de traite dans une exploitation moderne de production de lait de brebis


Une alternative pour la production laitière bovine ?
Inconnue il y a encore 20 ans, la production de lait de brebis a pris un bel essor en Suisse, aussi bien en Suisse allemande que de ce côté de la Sarine. Si certains éleveurs se sont spécialisés avec leur propre production de fromages et yogourts, d’autres produisent le lait de brebis en complément d’une production laitière bovine classique. Mais rien n’est facile dans cette production de niche. L’exploitation qui produit le lait et le transforme en produits finis doit avoir à sa tête une personne exceptionnelle disposant de grandes compétences, de persévérance et d’esprit d’innovation ; sans compter toutes les qualifications requises pour une commercialisation efficace. Ce ne peut pas être une activité pour tout le monde.
Quelles en sont les perspectives d’avenir ? Après avoir interviewé Mr Grossrieder, directeur de Moléson SA, à Orsonnens, il en ressort que les possibilités sont réelles mais pas extensibles à l’infini. L’entreprise reste assez prudente sur ses achats en lait bien que les quantités augmentent d’année en année.
Pour augmenter la production de lait d’une manière significative, il faudrait innover, faire preuve d’imagination. Pourquoi ne lancerait-on pas un « bleu suisse de brebis » ? Je suis sûr que le marché existe.
Pour la production laitière elle-même, il faut pouvoir compter sur des béliers améliorateurs. En Suisse, à ma connaissance, nous n’avons pas de sélection ni de testage des béliers laitiers. Nous ne pratiquons pas l’insémination artificielle, freinée qu’elle est par les associations bio.
Je pense que les fédérations représentant les éleveurs devraient plus se soucier de ce problème, d’autant plus que nous sommes sous la menace de la maladie de la langue bleue. Peu de vétérinaires possèdent les compétences requises pour l’IA et encore ceux -ci sont peu recherchés. C’est une situation pour le moins inquiétante. Pourra-t-on toujours compter sur le Sud-Ouest français pour l’importation de béliers améliorateurs ? Les éleveurs et leurs fédérations devraient s’inquiéter de ce problème vu la progression de la langue bleue.
Je suis à la disposition des éleveurs et des fédérations par ma boîte aux lettres : info@embrygen.eu.
Pour en savoir plus, visitez aussi le site http://www.embrygen.eu/page12a.html

Dr Pierre Perroud